Conformité des sites web
Conformité légale d'une boutique WooCommerce : le guide 2026
WooCommerce ne te fournit aucune page légale conforme par défaut. Les 4 obligations (mentions, CGV, RGPD, cookies), les pièges des extensions et comment être en règle.

Sommaire (17)
WooCommerce a un immense avantage : tu es chez toi. C'est ta boutique, ton WordPress, ton hébergeur, tes extensions — tu contrôles tout. Mais c'est aussi le piège : contrairement à une plateforme clé en main, WooCommerce ne te fournit strictement rien de conforme sur le plan légal. Pas de mentions légales, pas de CGV françaises, pas de politique RGPD complète, pas de gestion des cookies. Rien.
Et c'est logique : WooCommerce est un moteur de e-commerce, pas un cabinet juridique. Il te donne des boutons « Page des conditions générales » et « Politique de confidentialité » dans ses réglages — mais ces pages sont vides, ou remplies d'un texte générique WordPress en anglais qui ne te protège pas. Résultat : beaucoup de boutiques WooCommerce tournent avec des pages légales fantômes, et c'est exactement ce qu'un contrôle repère en premier.
Pourquoi WooCommerce ne te rend pas conforme par défaut
Quand tu installes WooCommerce, l'assistant te propose de créer quelques pages et te renvoie vers un réglage « Conditions générales » et « Confidentialité ». WordPress, de son côté, génère une page « Politique de confidentialité » — mais c'est un brouillon modèle, un texte à trous en anglais destiné au marché américain.
Autrement dit : tu as des coquilles vides. Elles existent dans le menu, elles rassurent, mais elles ne contiennent ni tes mentions légales françaises, ni des CGV conformes au Code de la consommation, ni une politique RGPD réelle. Et comme tu es en auto-hébergement, personne ne le fait à ta place : ni ton thème, ni ton hébergeur, ni WooCommerce.
La bonne nouvelle, c'est que tu maîtrises tout — donc tu peux tout mettre en règle proprement. Encore faut-il savoir quoi remplir.
Les 4 obligations légales d'une boutique WooCommerce
Toute boutique qui vend à des particuliers en France doit cocher quatre cases. Voici ce que ça implique concrètement sur WooCommerce.
1. Les mentions légales (LCEN)
Obligatoires pour tout site professionnel. Elles identifient l'éditeur : nom ou raison sociale, SIREN/SIRET, forme juridique et capital pour une société, adresse, contact, directeur de la publication, et l'hébergeur.
Le point spécifique à WooCommerce : comme tu es auto-hébergé, ton hébergeur, c'est ton prestataire — OVH, o2switch, Hostinger, Infomaniak, celui chez qui tu paies ton serveur. C'est son nom et son adresse que tu dois déclarer, pas « WordPress » ou « WooCommerce ». Si tu ne sais pas quoi mettre, lis quel hébergeur indiquer dans tes mentions légales.
L'absence de mentions légales est punie jusqu'à 75 000 € d'amende et un an d'emprisonnement (article 6-III de la LCEN). Détail dans les mentions légales obligatoires d'un site.
2. Les CGV (Code de la consommation)
C'est le document le plus important d'une boutique — et le réglage « Conditions générales » de WooCommerce ne le remplit pas pour toi. Tes CGV doivent notamment prévoir :
- le droit de rétractation de 14 jours et ses modalités ;
- les garanties légales de conformité (2 ans) et contre les vices cachés ;
- les coordonnées de ton médiateur de la consommation ;
- les prix TTC, les frais et délais de livraison, les modalités de paiement.
Vendre sans CGV conformes expose à une amende jusqu'à 15 000 €. Et si tu n'informes pas correctement le client de son droit de rétractation, ce délai passe de 14 jours à 12 mois — un client peut alors te renvoyer un produit un an après. Détail dans ce que doivent contenir des CGV. N'oublie pas le médiateur de la consommation, l'oubli le plus fréquent.
3. La politique de confidentialité (RGPD)
Dès la première commande, tu collectes des noms, e-mails et adresses : tu es responsable de traitement. La page « Politique de confidentialité » générée par WordPress est un modèle vide qui ne suffit pas.
Ta politique doit indiquer les finalités, les bases légales, les durées de conservation, les destinataires (y compris tes extensions : passerelle de paiement, outil d'emailing, transporteur), les éventuels transferts hors UE, et les droits des personnes. Sur WooCommerce, chaque extension qui touche aux données clients est un sous-traitant à mentionner.
Le manquement RGPD se chiffre jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial (article 83 du RGPD). Parcours la checklist RGPD e-commerce.
4. Le bandeau cookies et le consentement (CNIL)
WooCommerce dépose par défaut des cookies fonctionnels (panier, session) qui sont strictement nécessaires et n'exigent pas de consentement. Le problème vient des extensions : dès que tu installes Google Analytics for WooCommerce, un pixel Meta, un chat, ou un outil de reciblage, tu déposes des traceurs non essentiels.
La CNIL exige alors un consentement préalable, libre, et un refus aussi simple que l'acceptation. Or WooCommerce ne fournit aucun bandeau de consentement — il faut l'ajouter et, surtout, bloquer les scripts des extensions tant que l'utilisateur n'a pas accepté. Le dépôt de cookies sans consentement valable peut coûter jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires. Vois comment rendre ton bandeau cookies conforme à la CNIL.
Les pièges spécifiques à WooCommerce
Au-delà des quatre pages, trois détails propres à WooCommerce font régulièrement basculer une boutique en non-conformité.
- Les pages « conditions » et « confidentialité » laissées vides. Elles existent dans les réglages, donc on croit le sujet traité. En réalité, elles ne contiennent qu'un modèle vide ou du texte anglais générique — non opposable et immédiatement suspect.
- Les extensions qui déposent des traceurs sans consentement. Chaque plugin marketing (analytics, pixel, pop-ups, avis) ajoute ses cookies. Tu peux avoir un beau bandeau et, en parallèle, un script qui se déclenche au chargement, avant tout clic.
- La passerelle de paiement oubliée dans la politique RGPD. Stripe, PayPal, une solution de paiement en plusieurs fois : ce sont des sous-traitants qui traitent les données de tes clients. Ils doivent figurer dans ta politique de confidentialité.
Es-tu en règle ? Vérifie en 30 secondes
Avant de corriger au hasard, le plus efficace est de savoir où ta boutique pèche. Tes mentions légales déclarent-elles le bon hébergeur ? Tes CGV mentionnent-elles le médiateur ? Ton bandeau bloque-t-il les scripts des extensions avant le consentement ?
Lance le scan gratuit de Lumiq : en 30 secondes, sans inscription, il analyse les pages légales de ta boutique WooCommerce, te donne un score sur 100 et liste précisément ce qui manque — mentions, CGV, RGPD, cookies — avec le risque associé. Tu peux aussi estimer ton exposition avec le calculateur d'amende.
Comment te mettre en règle
Une fois que tu sais ce qui cloche, tu as deux voies : réécrire chaque document toi-même à partir des textes officiels, ou générer des pages conformes, adaptées à ton activité, en quelques minutes.
Lumiq te génère gratuitement plusieurs de ces documents : le générateur de mentions légales (avec le bon hébergeur) et le générateur de politique de confidentialité RGPD produisent des pages à jour du droit français, prêtes à coller dans une page WordPress. Et le pack complet génère l'ensemble — mentions, CGV avec rétractation et médiateur, confidentialité et cookies — corrigé pour ta boutique.
Les erreurs fréquentes à éviter
- ❌ Croire que les pages « conditions » et « confidentialité » de WooCommerce/WordPress suffisent : ce sont des modèles vides.
- ❌ Déclarer « WordPress » ou « WooCommerce » comme hébergeur au lieu de ton vrai prestataire (OVH, o2switch…).
- ❌ Installer un plugin analytics ou un pixel sans bandeau de consentement qui bloque les scripts avant le clic.
- ❌ Oublier tes extensions (paiement, emailing) dans la politique de confidentialité.
- ✅ Remplir tes quatre pages, déclarer le bon hébergeur, lister tes sous-traitants et gérer le consentement cookies.
L'essentiel
WooCommerce te donne le contrôle total — y compris celui d'être totalement responsable de ta conformité. Aucune de tes pages légales n'est remplie pour toi : les réglages existent, mais les pages sont vides ou génériques. C'est ce décalage — une boutique qui tourne, des pages légales fantômes — qui attire les contrôles.
La bonne nouvelle, c'est que tout se vérifie en 30 secondes et se corrige en quelques minutes. Scanne ta boutique maintenant, tu sauras tout de suite où tu en es. Et si tu es sur une autre plateforme, vois aussi la conformité d'une boutique Shopify.
Questions fréquentes
Les pages « conditions » et « confidentialité » de WooCommerce suffisent-elles ?
Non. WooCommerce te fournit un réglage pour désigner ces pages, et WordPress crée un brouillon de politique de confidentialité — mais ce sont des modèles vides ou du texte générique en anglais. Ils ne contiennent ni tes mentions légales françaises, ni des CGV conformes, ni une politique RGPD réelle. Tu dois les rédiger.
Quel hébergeur indiquer dans les mentions légales d'une boutique WooCommerce ?
Celui chez qui tu héberges ton site, puisque WooCommerce est auto-hébergé : OVH, o2switch, Hostinger, Infomaniak, ou tout autre prestataire sur lequel tourne ton WordPress. Tu dois indiquer son nom et son adresse, et non « WordPress » ou « WooCommerce ».
WooCommerce dépose-t-il des cookies soumis à consentement ?
Par défaut, WooCommerce ne dépose que des cookies fonctionnels (panier, session), qui sont strictement nécessaires et exemptés de consentement. En revanche, dès que tu ajoutes une extension de mesure d'audience, un pixel publicitaire ou un outil de reciblage, tu déposes des traceurs non essentiels : il te faut alors un bandeau de consentement conforme à la CNIL, qui bloque ces scripts avant l'accord de l'utilisateur.
Dois-je mentionner mes extensions dans la politique de confidentialité ?
Oui. Toute extension qui traite des données de tes clients — passerelle de paiement (Stripe, PayPal), outil d'emailing, transporteur, solution d'avis — est un sous-traitant au sens du RGPD. Ta politique de confidentialité doit les citer parmi les destinataires des données.
Comment savoir rapidement si ma boutique WooCommerce est conforme ?
Le plus rapide est de lancer un scan automatique : en 30 secondes, l'outil de Lumiq lit tes pages légales (mentions, CGV, confidentialité, cookies), te donne un score et te dit précisément ce qui manque, sans inscription.
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